La nuit charismatique, belle, ondulée et talismanique n’existe pas.
La nuit est un cercle blanc flottant au vent d’un horizon perdu dans le mouvement du battement de l’aile des briques rouges dansant sur mon lit couchant sous le soleil sous l’édredon sous les napperons sous les morpions sous les scorpions.
La nuit est un mur intérieur multicolore inodore et impalpable qui se glisse dans la fente des verres d’eau et des vers d’eau alors qu’un 0 rang-outan plane à travers des corridors remplis d’abeilles dansant dans les rayons que la lune tire sur la terre.
La nuit est une plante vénéneuse; on meurt lorsqu’on la mange, même une bouchée nous tue abruptement nous lance un tapis perçant Persan qui s’envole se jeter dans un volcan éruption.
La nuit est un ange noir, sceptre en main, glissant d’onde en onde de gerbe en gerbe de vecteurs en secteur. Chaque fois que la nuit sort du sol, l’ange coupe le coup de huit milliards d’êtres humains.
La nuit est une flamme avalée par la gueule d’un grizzli, ours au pelage brun et épais, dans lequel vit trois millions de montréalais, duquel sort les épines de quelques dizaines de grattes ciels, auquel appartient les nuées l’aube et la rosée.
La nuit est une chemise sale et puante des odeurs nauséabondes d’une journée. Cette chemise meurt assoiffée sur le sol de ma chambre.
La nuit est une enveloppe remplie de sucre et d’eau, elle goûte mauvais, contient beaucoup de calories et peut causer l’hypoglycémie ou le diabète.
La nuit est un voleur entrant dans le noir dans mes voiles indigo pour s’approprier de toutes mes rayures.
La nuit est un ordinateur infecté par un virus transmis par l’Internet.
Je déteste la nuit parce que j’adore la vie.