J’éteint la lumière à mon chevet
je tente de fermer deux ou trois yeux
mais la chaise d’acajou assise
devant le pupitre de ma chambre
me fixe
me jette
me largue
de longs traits
incandescents
brillants
lumineux
apeurant
Je tente d’oublier la chaise d’acajou
je bascule pour m’étendre sur le ventre
Mais
Elle ne m’oublie pas la chaise
ses narines fument
je sens une odeur nauséabonde
une odeur de
de poignard
d’opinel
d’Aladin
de Saladin
de Richard Cœur de Lion
de guerre
affreuse
de croisade
Je palpe des poils de mon dos ce que la chaise
Par des ondes odorantes et fumantes
Tente de me dire
« Je ne te veux aucun mal Je te fixais pour capter ton attention Tu dois dormir à paume fermées car demain sera la journée la plus importante de ta vie Va en paix Je te bénis de tout mon bois Que l’acajou soit avec toi. »
Je pris son conseil et l’embarra
et
cette apparition me permit de fermer les sourcils le torse la gorge
Et je d’or mit